Mercredi 6 février 2008

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Columba Palumbus (pigeon ramier) appelé aussi « Palombe » dans le Sud-Ouest de la France, ou encore « l’oiseau bleu ».
La famille des colombidés en Europe recense trois espèces: le pigeon ramier, le pigeon colombin, et le pigeon biset (commun)
 
Les deux premières sont migratrices et fréquentent le Sud-Ouest en automne et pendant l’hivernage:
Nom scientifique
Columba Palumbus
Columba Oenas
Nom français
Pigeon Ramier
Pigeon Colombin
Nom du Sud-Ouest
Palombe
Ramier
Nom Gascon
Paloume, Paloumo
Rouquet
 
 
L’espèce:
 
Ordre
Columbiformes
Famille
Columbidés
Taille
40 à 42 cm
Envergure
70 à 80 cm
Poids
350 à 550 g
Longévité
16 ans
 
Espèce présente en France à l’état sauvage. Il est plus gros qu’un pigeon commun et indéniablement plus élégant. 

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Reproduction:
 
En général deux œufs par nichée, environ 15 jours sont nécessaires pour couver. La reproduction se fait sur la période de Mars à Juillet. Il peut arriver qu’il y est plusieurs couvées par an.
Les jeunes commencent à être indépendants à partir de 20 à 35 jours.
 
Identification:
 
Tout d’abord les deux sexes sont difficilement identifiables, seul le comportement peut permettre au paloumayre de les distinguer.
Cependant, les adultes ont un plumage bleu gris, avec une tache blanche sur le coté du cou (collier). En vol une bande blanche apparaît sur les ailes.
Les jeunes quant à eux n’ont pas de traces blanches sur le cou.
En vol, la silhouette paraît corpulente, la longueur de la queue renforce cet effet ainsi que l’envergure des ailes.
La palombe roucoule, cela est variable d’un individu à l’autre. L’oiseau émet un son caractéristique, un claquement lors de son envol.
 
 
Habitat et Alimentation:
 
La palombe se nourrie dans les terres cultivées ainsi que dans les prairies. On la trouve aussi principalement en lisière de forêt, dans les parcs et jardins, car de plus en plus visibles dans les villes.
L’hivernage est répandu sur l’ensemble du pays, dans les plaines surtout céréalières. C’est pourquoi les Landes de Gascogne sont très prisées par les palombes du fait des conditions écologiques de cette région.
Ils se nourrissent essentiellement de céréales, de semences, de baies, de glands, de fruits, mais également d’insectes, de vers et de mollusques divers. Au sol, l’alimentation en groupe est soumise à une certaine hiérarchie. Les dominants se trouvent au centre du groupe et se nourrissent plus rapidement. Les bois de frênes, de chênes et d’aulnes pour les feuillus, ainsi que les jeunes plantations de résineux tel que le pin maritime sont utilisés pour nicher. Les palombes atteignent aisément 60 km/h en vol, voire plus si il y a du vent. Elle est bien répartie en Europe car le climat y est tempéré.
Certaines parcourrent plusieurs milliers de kilomètres pour échapper au froid et se nourrir. Elle est capable de résister à des conditions météorologiques telles que la pluie et la fraîcheur, mais supporte mal la chaleur torride, le gel et la neige. L’espèce s’adapte facilement à des changements climatiques et à des modifications de son environnement. Les populations Ouest-européennes sont sédentaires, tandis que celles du Nord et de l’Est sont migratrices.
Les populations longues migratrices franchissent les Pyrénées pour passer l’hiver en Espagne et au Portugal, voire en Afrique du Nord, à des milliers de kilomètres pour les plus nordiques de leur lieu de naissance. Ce sont celles-ci qui sont majoritairement chassées à l’automne.
Mais elles sont en diminution de population, tandis que les sédentaires semblent voir leur nombre croître.
Les départs s’étalent de mi-septembre à début novembre. Le passage le plus important dans le Sud-Ouest se situe vers le 18 octobre, jour de la St-Luc, et se termine en général avant la mi-novembre. Nous pouvons noter que les vents d’Ouest sont très défavorables à la migration, contrairement à ceux de secteurs Est et Sud-Ouest. 
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Chasse:
 
La chasse à la palombe se pratique suivant des modes diversifiés dans le Sud-Ouest de la France, et sous forme de tir au vol sur de nombreux cols du Sud de la France et du Nord de l’Espagne.
 
Principe
Le tir en plaine et la chasse au sol à l’aide de filets sont long à mettre en œuvre et se concrétisent à l’automne venu, période où les palombes migrent des pays nordiques vers la péninsule ibérique.
Les Pyrénées sont difficiles à franchir, aussi les passages sont bien connus et les sites intensivement exploités.
La palombe se posent généralement dans les Landes, en Gironde, le Gers, le Lot-et-Garonne, les forêts des Pyrénées, où ils se nourrissent et se reposent.
 
Techniques de chasse
Il existe aujourd’hui six modes de chasse sur les palombes migratrices:
 
  1. La chasse en palombière au filet ou au fusil avec appelants.(= type « landais », Landes, Gironde, Lot-et-Garonne, Gers);
  2. La chasse au vol devant soi ou à l’affût en plaine;
  3. La chasse à poste fixe sur les hivernants;
  4. Le tir au vol sur les cols pyrénéens;
  5. Les pantières (Pays Basque, Béarn).
 
 
Par Groupe PIC
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Mercredi 6 février 2008

                                                                                         

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Lieu de chasse       

 

            « Silence palombière, sifflez ». Les promeneurs fréquentant la grande forêt des Landes de Gascogne, les bois du Lot-et-Garonne ou du piémont pyrénéen auront certainement remarqués une de ces milliers de petites pancartes qui parsèment pinèdes et chênaies du Sud-Ouest.

 

La palombière doit être située sur un bon couloir de passage et dans un bois favorable à la pose. Les chasses sont le plus souvent installées dans les forêts de Pins maritimes, de préférence agés de plus de 30 ans. Deux atouts essentiels recherchés par tous « paloumayres » est la traversée d’un ruisseau dans le bois  ainsi que la proximité d’un grand champ de maïs. Ceci-dit, la palombière a besoin d’une absolue tranquilité car son territoire réservé s’étend bien au-delà du dernier pin de pose.

 

            Lorsqu’une personne est invitée à la palombière, il veillera à garer la voiture sous le « garage » ( abri de fougères), puis après avoir sifflé et attendu le « hop ! » lancé depuis le poste de guet, signalant qu’il n’y a pas de palombes en vue, l’invité pénètre alors dans la demeure des paloumayres.

           

Bientôt, en parcourant la palombière pour atteindre le poste de guet, l’invité découvrira deux fils de fer le long d’un arbre, tendus par un billot de bois au pied d’un pin. En suivant ces fils du regard, il aperçoit dans les branches une mécanique sur laquelle une palombe semble dormir. Puis, en avançant sur le chemin il croise d’autres ficelles discrètes convergeant toutes vers la cabane couverte de brandes, à partir duquel le paloumayre anime, à l’abri des oiseaux bleus, sa palombière.  

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                            La cabane 

 

            La cabane est la pièce la plus spacieuse et confortable de la palombière. C’est là que se retrouvent les chasseurs, qu’ils prennent leur repas, bavardent ou tapent la belote durant les heures creuses.

 

Le poste de guet est aussi le lieu où convergent toutes les ficelles de commandes des semereyres (dispositifs sur lesquels sont placés les appeaux). C’est pourquoi on l’appelle également « semeredey ». Le poste de guet a une bonne perspective vers le nord et le nord-est pour voir arriver les vols en pleine migration, mais doit aussi permettre de surveiller les cotés et l’arrière de la palombière pour suivre l’évolution des vols qui ont « pris » et aussi pour ne pas être surpris par des palombes de retour. Le guetteur doit être en mesure d’observer toute la chasse, de distinguer tous les appeaux pour voir leur comportement au sémérage et de repérer l’éventuel maladroit qui se serait pendu à sa raquette. Alors le poste de guet est surélevé et on y accède par deux ou trois marches.

 

Les ficelles d’actionnements des semereyres sont terminées par une petite poignée et passent dans les trous percés dans le cadre en bois de la fenêtre de guet qui constitue le véritable tableau de bord de la palombière.

 

Dans la plupart des chasses, le guetteur dispose d’un allier sans lequel il se laisserait surprendre à plusieurs occasions : l’espion. Il s’agit d’un pigeon domestique ou même d’une palombe docile élevée en volière, placée dans une petite cage sur le toit de la cabane et dont le rôle est de surveiller le ciel.

 

Non loin du poste de guet, à l’intérieur de la palombière, se trouve une palombe posé sur une petite barre mobile, prêt à être emmené par le chasseur jusqu’à la cabane de sol afin d’imiter le bruit d’une palombe se posant au sol.

 
Par Groupe PIC
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