La Chasse aux filets
La chasse aux filets est une chasse ancestrale, nous ne nous risquerons pas à vous donner une date, tellement
les avis divergent sur la question. Cette chasse largement répendue dans le Sud-ouest, plus précisément dans les Landes de Gascognes, occupe toute une population au cours des mois d’octobre et
de novembre.
(principalement du 1er octobre au 20 novembre). Pour certains passionnés, la migration des palombes mobilisent parfois 5 semaines de congés, d’autres se contenteront de quelques
jours. Là, seuls en pleine nature, où la forêt vous appartient. Vous vous émerveillerais devant toutes les beautés de la nature.
Les temps sans palombes vous permettent d’observer un peu mieux la nature et rien que pour cela la chasse à la palombe est magique.
Description d’un moment de chasse :
Un vol vient de se poser sur les pins qui bordent la palombière, c’est l’effervescence dans la cabane, la
satisfaction d’avoir posé un vol et de se retrouver en compagnie de l’oiseau tant attendu. Enfin elles sont là, prête à nous en mettre plein les yeux, le temps paraît assez calme, les palombes
visibles ne montrent aucuns signes d’inquiétude (mouvement sur les branches, changent d’arbre, cou tendu…)
Profitons de ce moment pour ce diriger vers le sol,lieu de capture, et parcourons le tunnel en toute discrétion accompagné d’un appeau de
cabane.
· L’appeau de
cabane
L’un de nos meilleurs alliés! Avec lui, quand les palombes se
rapprocheront, le chasseur simulera la descente d’un oiseau vers le sol en pratiquant un mouvement légèrement saccadé de haut en bas. L’appeau est tenu en main par le chasseur.
(voir photo).
Lorsqu’on se sert de l’appeau de cabane, on tente souvent de reproduire le roucoulement d’une palombe afin
d’attirer l’attention vers le sol. Les roucoulements et les coups d’appeaux doivent être fait séparément. A ce moment de la chasse vous devez absolument observer le comportement des
palombes. Car à la moindre erreur ou la moindre perturbation exterieure, vous pouvez vous retrouver seul, toutes les palombes envolées. Tout l'art repose sur une bonne connaissance du
comportement de l'animal, une bonne observation de l'environnement, et un savant dosage qui relève de l'expérience et de l'intuition.
L’approche et la descente :
Les palombes ont manifesté un certain intérêt suite aux multiples cabrioles de l’hurluberlu.
Certaines palombes commencent à changer d’arbre, à se rapprocher du sol, il est alors temps de faire entrer en jeu
nos « poulets ».
Les
poulets
Ce sont les appeaux situés au sol, dans un long tunnel grillagé posé le long du filet (photo). Ces palombes ont les ailes liées afin qu’elles ne
puissent pas donner de coups d’ailes contre le grillage et ainsi effrayer les palombes convoitées. Ces appeaux vont attirer leurs congénères en picorant devant elles. Les plus
curieuses sont alors toutes proches, les branches basses sont très prisées, un jeu commence alors entre le chasseur et l’oiseau.
La descente :
Cela peut durer très longtemps comme être très rapide, on ne prévoit pas avec les palombes ! Elles restent
maître de leur destin à tout instant et cela même à porter de fusils car la beauté du spectacle l'emporte sur l'envie de tirer un coup de feu !
Quel plaisir de voir ces palombes descendre puis remonter et recommencer, les voir s'effrayer l'une l'autre, les
voir de très près quand elles vont jusqu'à se poser sur la cabane. Imaginez-vous, face à une palombe située entre 0,5 et 1m de vous, qui fixe l’intérieur de la cabane, dont quelques
fougères vous séparent. Vous n’osez plus respirer de peur d’effrayer cet oiseau sauvage, vous profitez de cet instant pour admirer la palombe qui s’offre à vous.
Mais revenons à la descente des palombes. Après avoir réussi éveillées leur curiosité pour cet endroit
mystérieux et inconnu, grâce aux roucoulement simulés et à l’appeau de cabane, l’excitation est à son comble.
Les palombes s’agitent, volètent au dessus du fameux sol, se pose sur les barres mises à disposition. Vient
enfin la courageuse, la première, souvent une jeune innocente, et pour le chasseur le véritable spectacle commence. Ce va et vient entre les branches basses et le sol émerveillerait plus
d’un badaud. Durant un temps indéfini les palombes vont s’attirer l'une l'autre vers cet endroit où toutes ce dirigent. Nous vous rassurons, toutes ne vont pas descendre, loin de là,
parfois aucune,seules les plus téméraires s'y laissent prendre mais nous n’en sommes pas encore là.
La descente vers le sol s’effectue en trois temps.
Après un repérage des lieux, la première palombe qui se sentira en confiance, commence à manger les
grains de maïs disposés.
La confiance installée, quelques palombes entament une descente vers le sol une à une, se tenant sur leur
garde, prêtes à repartir.
Elles observent tout ce qu’elles ne pouvaient voir depuis leur perchoir. La descente (le jeu) marque une première pause. Quelques palombes sont au sol mais plus aucune ne descend.
Celles situées au sol vont alors « péter » (s’envoler) et se reposer dans les pins ou s'envoler vers d'autres horizons à la moindre peur (imaginez un avion de chasse
rasant les pins).
Deuxième étape. Presque toutes les palombes sont concernées. Elles vont de nouveau descendre vers le sol,
mais toujours avec méfiance. Les palombes descendent par petits groupes de 3-4 individus, s'effrayant l'une l'autre quand elles passent et planent au dessus du sol. A ce moment là le
spectacle est total, le chasseur ne sait plus où regarder. Et puis l’histoire recommence, la descente s’arrête et les palombes situées au sol, s’envolent et se posent dans les
pins.
Enfin arrive le moment décisif, où la capture a normalement lieu. La descente s’effectue comme
lors du deuxième temps mais cette fois le chasseur doit surveiller l’arrêt du jeu, car c’est à ce moment là, qu’il faudra desserrer (action de fermer le filet, Vidéo 1 et Vidéo 2). Ne croyez pas que tout cela est aussi simple, puisque le chasseur doit à la
fois observer les palombes et l’environnement de la palombière pour choisir le moment auquel il actionnera son filet. Le déclenchement du filet est la décision la plus compliqué à prendre,
car touts un tas de facteurs entre en jeu. Elle est l’étape où le chasseur décide d’interrompre le jeu et par la même occasion de mettre fin à ce spectacle majestueux.
Sachez que les prises ne sont pas systématique, heureusement, sinon il n’y aurait plus aucun plaisir. Le
chasseur se retrouve souvent seul après la première descente, les palombes ayant décidées de repartir pour de multiples raisons (vols à proximités, bruit étrange,…).
Lors des moments où l’oiseau se faits désirer, le chasseur passe le temps comme il peut, se contentant parfois
d’observer la faune qui se présente à lui. Mais l’un des passes temps favoris du chasseur de palombe est la recherche des champignons. Il serviront à agrémenter un repas déjà bien garnis.
Vous savez ces champignons que l’on trouve sur les marchés aux alentours de 20-30 € le kilo. Alors oui, parfois le temps paraît bien long, mais à coté de tout ce que nous offre la nature,
l’attente vaut bien le coup.